Sus-décalage de ST : non ischémique

Les étiologies non ischémiques d’un sus-décalage de ST sont plus fréquentes que les étiologies ischémiques [1][2][3]

Les variantes normales de la repolarisation*

  • Repolarisation de type masculine (ST+ max. 3 mm en V2, transition précoce…) ou la repolarisation de type féminine,
  • Repolarisation précoce (ST+ en hamac max. 4 mm en V3-V4, crochetage du point J, transition précoce…)
  • Inversion bénigne de l’onde T (ST+ maximum en V3-V5 avec inversion terminale de T et QRS très voltés, QT normal à court…).

* par ordre de fréquence

Voir Variantes de repolarisation ventriculaire

Les anomalies électrophysiologiques*

  • le bloc de branche gauche (ST+ avec discordance appropriée),
  • les rythmes électro-entrainés (spikes, ST+ avec discordance appropriée…),
  • les rythmes infranodaux (ST+ avec discordance appropriée, QRS larges et bizarres…),
  • le syndrome de Brugada (ST+ en dôme ou en selle en V1-V2…)

Certaines maladies chroniques ou aiguës

  • Hypertrophie VG (ST+ concave en regard d’ondes S amples en précordiales droites, avec ST- descendant convexe en regard d’ondes R élargies et amples en précordiales gauches…). Le ST+ en V1-V3 peut être très trompeur (voir ECG sur le blog de Smith et discussion)
  • Péricardite aiguë (ST+ concave de façon diffuse, sous-décalage de PQ descendant, QRS non modifiés, tachycardie…)
  • Myocardite peut mimer parfaitement un infarctus lorsqu’elle est limitée à un seul territoire coronaire et engendre des ondes Q profondes.
  • Tako-tsubo (voir autres ECG)
  • Embolie pulmonaire massive lorsqu’elle entraîne une souffrance aiguë du ventricule droit (ST+ en V1-V2(V3) et/ou en territoire inférieur…) et autres maladies pulmonaires (dont le pneumothorax)
  • Hyperkaliémie (ST+ court, ondes T géantes, pointues, QRS larges, aspect Brugada…) [5]

  • Anévrisme ventriculaire (Ondes Q souvent profondes, ST+ stable ou connu, T souvent négatives)
  • Certaines intoxications à stabilisant de membrane (ex. Flécainide) et le syndrome propofol [7]
  • Maladies infiltratives : amylose cardiaque, sclérodermie systémique ou une fibrose enodomyocardique
  • Maladies tumorales : lymphome diffus (« pseudo infarction ECG« ) [6] ou métastase [11].
  • Hémorragie cérébrale (ST+ avec prolongation du QT, T amples, larges, positives et parfois ondes U proéminentes) ou le PRES syndrome.
  • les ST+ transitoires après ressuscitation, choc électrique ou injection d’adrénaline, sepsis [9].
  • Position thoracique des électrodes des membres (stupéfiant, mais rare) [10]

 

ECG de A à Z (P. Taboulet 2e ed. 2025) : https://www.livres-medicaux.com/auteur/11567-taboulet

Faîtes des quiz sur le site web (plusieurs niveaux de 1 à 3).

Ex. Repolarisation 1

YouTube : ma playlist

Si vous souhaitez améliorer ce contenu, merci de me contacter

Autres tracés et références (abonnés)


La suite est réservée aux membres et stagiaires du site.
Se connecter | Devenir membre | Devenir stagiaire