Complexes QRS larges

 

Complexe QRS dont la durée (dQRS) chez l’adulte est ≥ 110 ms [1]. Ce seuil doit être abaissé chez l’adulte jeune, en particulier la femme.

La mesure s’effectue dans la dérivation où le QRS est le plus large (dérivation précordiale en général). Elle devrait idéalement être réalisée à l’aide de plusieurs dérivations superposées car la méthode sur une seule dérivation minore la valeur (cf. Intervalle).

Un complexe QRS large induit des anomalie secondaires de la repolarisation. Ces anomalies (sus-ou sous décalage de ST) obéissent à la règle de la « discordance appropriée » en l’absence de complication ischémique ou métabolique.

 

Un QRS large (sinusal) évoque :

Un QRS large (sinusal) est de mauvais pronostic :

  • Au cours d’un infarctus, toute prolongation de dQRS augmente la mortalité  (GUSTO I, VALIANT, MADIT II) [3]. Ainsi, pour chaque incrément de 20 ms de dQRS à la phase aiguë d’un infarctus antérieur (BBG exclu) la mortalité à J30 augmente de 30–40% (HERO-2)[4].
  • Au cours d’une cardiopathie avec altération de la FEVG. En effet, une dQRS > 120 ms au cours d’une décompensation cardiaque (FEVG ≤ 40%) est associée à une augmentation de 25% de mortalité (EVEREST) [5].
  • Dans tous les cas, lorsque les complexes larges sont fragmentés (cf. Complexes QRS fragmentés larges).

Une resynchronisation biventriculaire est indiquée chez les patients insuffisants cardiaques qui restent symptomatiques dont les QRS sont ≥ 130 ms, de préférence  avec un retard gauche (cf. Resynchronisation biventriculaire) [6].


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