Conduction nodale accélérée

Conduction plus rapide et moins « décrémentielle » au sein du nœud AV [1].

L’ECG en rythme sinusal est normal. L’intervalle P-R peut être court de façon fortuite. Il s’agit généralement d’une variante de la conduction intranodale qui ne s’exprime qu’en cas de tachycardie atriale ou atrioventriculaire.

Les patients qui présentent des accès de fibrillation atriale ont une réponse ventriculaire très rapide et ceux qui ont un flutter atrial une conduction 1/1 sans préexcitation qui peuvent nécessiter une cardioversion électrique. Dans de très rares cas, ces accès peuvent se transformer en fibrillation ventriculaire, avec ou parfois sans rapport avec l’existence d’une cardiopathie antérieure (hypertrophique ou ischémique) [2][3][4][5] et participent aux causes de mort subite.

L’exploration électrophysiologique endocavitaire peut être indiquée pour élucider le mécanisme de ces tachycardies. Une conduction nodale accélérée se révèle par [1] :

  • un intervalle A-H raccourci ≤ 60 ms (normale 80–120 ms) qui témoigne de la conduction nodale accélérée.
  • un incrément limité de l’intervalle A-H et une réponse ventriculaire 1/1 pour une fréquence de stimulation atriale à 200/min qui témoigne d’un raccourcissement inadapté de la période réfractaire du nœud AV.

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