Séquelle de nécrose et BBG

Le diagnostic de séquelle de nécrose est gêné par la présence d’un bloc de branche gauche (BBG) car l’activation du ventricule gauche infarci est assurée par la branche droite ce qui génère des ondes Q trompeuses (surtout en DIII-VF et V1-V4) tandis que les vrais signes de nécrose peuvent être masqués dans le complexe QRS.

 

Tout BBG peut cacher une séquelle d’infarctus

 

On peut s’aider :

Dans le territoire antérieur

·      du signe de Cabrera : crochetage de la branche ascendante de l’onde S en V3 ou V4 (0,05 s) en faveur d’un infarctus antéro-septal [1].

·      du signe de Chapman : crochetage de la pente ascendante de l’onde R – aspect RsR’ – en dérivations latérales DI, VL ou V6 [3]

·      de la présence d’une onde Q en dérivations latérales (V5-V6, DI-VL) : V6(V5) ≥ 20 ms (ou R/S < 2 ou R/R’ > 2) ou en DI-VL (≥ 40-50 ms) [5]

·      V1 à V4 : une onde QS de ou d’une décroissance de R de V1 à V4 (V5)

·      des ondes R larges (> 30 ms) ou amples (3-4 mm) en V1-V2 (score de QRS de Selvester) [2][4][5].

Dans le territoire inférieur

·      présence d’une onde QDII ≥ 40 ms avec QVF ≥ 50 ms (plus spécifique) [5]

·      présence d’une QDII ≥ 30 ms et QVF ≥ 40 ms et/ou R/Q ou R/S ≤ 0,5 [5]

·      présence d’une RVF crochetée ou crochetage initial de l’onde S [3]

 

Dans chaque territoire, on peut suspecter une séquelle de nécrose devant des QRS larges et trifragmentés dans deux dérivations contiguës (cf. Complexes QRS larges fragmentés).

Tous ces signes sont assez spécifiques, mais peu sensibles. Ils peuvent apparaître dès la phase aiguë d’un infarctus.

On peut aussi utiliser aussi le score de QRS de Selvester [4][5].

 

NB. Un anévrisme ventriculaire doit être suspecté en cas d’élévation persistante du segment ST dans les dérivations V4-V6 (où l’on observe habituellement un sous-décalage descendant de ST en cas de BBG). Ce signe est peu sensible, mais hautement spécifique [6].


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