Reperfusion coronaire

La reperfusion coronaire au cours d’un infarctus avec sus-décalage de ST peut être spontanée ou obtenue après traitement médical (et en particulier une thrombolyse) et/ou par angioplastie. Elle provoque un afflux de sang dans le territoire ischémié qui se traduit rapidement sur l’ECG par :

  • Une réduction de plus de 50% du sus-décalage de ST dans la dérivation la plus atteinte à la 60e minute d’un traitement thrombolytique [1] ou – mieux encore – la réduction de plus de 70% de la somme des sus-décalages de ST entre 90 et 180 min [2]
  • Une régression des ondes T amples qui s’inversent progressivement (ondes T inversées) dans les deux heures suivant une thrombolyse [3]. Les ondes T deviennent négatives de quelques mm (notamment en territoire inférieur) [4], de 5-10 mm (inversion profonde ou deep inversion T waves) ou de 10-20 mm (inversion géante ou giant inverted T waves) [5],[6] avec prolongation de l’intervalle QT ce qui est hautement évocateur d’une reperfusion (Cf. Onde T inversée, Syndrome de Wellens) en particulier dans le territoire antérieur (Cf. Onde T de reperfusion).
  • Une correction des complexes QRS modifiés par l’ischémie
  • La survenue temporaire d’extrasystoles ventriculaires et parfois d’un rythme idioventriculaire accéléré indiquent également une reperfusion coronaire.

 

NB. Une majoration transitoire du sus-décalage de ST est possible lors de la réouverture de l’artère, notamment avec des thrombolytiques [1].

 

Blog de SW Smith

Poor Microvascular Reperfusion (« No Reflow »): Best Diagnosed by ECG. Un infarctus vu très précocement et qui malgré une réouverture précoce n’a pas de bons signes de reperfusion évolue vers une très grosse séquelle ?

9 Hours of Chest Pain and Deep Q-waves: Is it too late for Thrombolytics? (Time Window for Reperfusion; Acuteness on the ECG). Un infarctus vu tardivement peut-il encore bénéficier d’une thrombolyse ?

 

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