Onde U

Signal électrique de base amplitude et de basse fréquence (« phénomène mécano-électrique ») qui survient après l’onde T ou fusionne avec elle.

Sa signification n’est pas bien connue [1] ; elle pourrait correspondre à l’onde T de repolarisation des cellules de Purkinje (repolarisation plus longue que celle de cellules ventriculaires), à la repolarisation tardive des cellules du myocarde-moyen (“M cells”) ou dans certains cas à des post-dépolarisations tardives [2].

L’onde U est généralement physiologique si [3] :

  • elle est positive dans les dérivations antérieures
  • son amplitude est modeste (inférieure à 25% de l’onde T et inférieure à 0,2 mV)
  • il y a retour à la ligne isoélectrique entre T et U.

Elle peut être vue dans toutes les dérivations, mais elle est généralement mieux visible en V2-V3, en particulier si la fréquence cardiaque est peu élevée [2]. Elle peut fusionner avec la fin de l’onde T en cas d’hypertonie adrénergique et toute étiologie qui prolonge l’intervalle Q-T.

L’onde U ample

La présence d’une onde U positive et proéminente sur l’onde T doit faire suspecter une hypokaliémie (ou une baisse du stock potassique). D’autres circonstances sont associées à l’apparition d’ondes U : hypertrophie VG, ischémie myocardique, effet médicamenteux (antiarythmique de classe IA ou association de digitalique à de la quinidine ou chloroquine), accidents cérébro-vasculaires, hypercalcémie. Une onde U proéminente et/ou une alternance électrique des ondes T (ou U) est un signe prémonitoire de torsade de pointes, même en l’absence de QT long [6].

 

L’onde U inversée

La présence d’une onde U légèrement négative dans les dérivations DIII-VF et en VR est physiologique. Elle souvent confondue avec une onde T négative, en cas de fusion de T et de U.

La présence d’une onde U négative en dérivations précordiales est considérée comme un signe d’ischémie coronaire [4]. Voir Blog de S Smith.

Mais de nombreuses étiologies sont possibles [7] :

  • hypertension (near 40% of cases);
  • valvular heart disease;
  • congenital heart disease;
  • hyperthyroidism;
  • primary cardiomyopathy;
  • without heart disease (7% of cases).

 

Une onde U située très à distance de l’onde T avec un intervalle QUc prolongé est en faveur du Syndrome de Andersen–Tawil [5]


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