Onde J d’Osborn

Onde J observée par J.J. Osborn en 1953 au cours d’une hypothermie (par exposition au froid ou dans un cadre septique ou métabolique…). [1]

Il s’agit d’une déflexion positive visible (au moins 1 mm, jusqu’à 10 mm), fine ou légèrement arrondie au sommet, qui débute à la fin du complexe QRS, avant la fin de l’onde R, diffuse dans presque toutes les dérivations.

Elle peut apparaître à partir de 35°5 C et son amplitude augmente avec la profondeur de l’hypothermie. Elle correspond à un courant de lésion.[2] Elle ne constitue pas un signe de mauvais pronostic dans le cadre d’une  hypothermie.[3]

Elle peut s’observer en dehors d’une hypothermie (cf. Onde J)

[1] Osborn JJ. Experimental hypothermia: respiratory and blood pH changes in relation to cardiac function. Am J Physiol 1953;175:389–98. [PubMed]

[2] Shinde R (2007)

[3] Graham CA, McNaughton GW, Wyatt JP. The electrocardiogram in hypothermia. Wilderness Environ Med. 2001 Winter;12(4):232-5.

Lire aussi : Maruyama, Mitsunori; Kobayashi et al (2004) Osborn waves: history and significance. Indian Pacing and Electrophysiology Journal, 4 (1). pp. 33-39. ISSN 0972-6292