Dysfonction sinusale

Anomalies de la fonction sinusale associant à des degrés divers

  1. des anomalies de l’automatisme sinusal : bradycardie sinusale avec pauses (absence d’onde P au hasard, sans relation avec le rythme sinusal) voire paralysie sinusale. Ces anomalies sont à l’origine d’insuffisance cardiaque chronotrope (Cf. Bradycardie sinusale inappropriée) ou de syncope.
  2. des anomalies de la conduction intra-atriale : bloc sinoatrial (type bloc de sortie avec une pause égale exactement au double ou au triple de l’intervalle P-P en rythme sinusal), réentrée intra-sinusale. Ces anomalies peuvent être à l’origine de tachycardie sinusale inappropriée ou de tachycardie supraventriculaire (alternance de bradycardie-tachycardie).

L’alternance de bradycardie sinusale sévère et de tachycardie/fibrillation atriale s’appelle le syndrome braydycardie-tachycardie (cf. Maladie rythmique de l’oreillette)

 

Causes secondaires réversibles

  • médicaments qui dépriment le nœud sinusal et en particulier l’amiodarone et la digoxine, mais aussi les bêtabloquants, certains antiarythmique de classe I, les inhibiteurs calciques non dihydropyridines (vérapamil et diltiazem), la clonidine, la morphine, les dérivés opioïdes et certains psychotropes ou anesthésiants, le thalidomide
  • infarctus aigu : territoire inférieur avec infarctus atrial droit)
  • hypertonie vagale, transitoire
  • hyperkaliémie. Toujours y penser devant toute bradycardie et tout trouble de conduction inexpliquée
  • hypothyroïdie

Cause primitive par dégénérescence cellulaire.

  • Les ondes P sont souvent lentes ou rares, peu voltées et dysmorphiques.
  • Des anomalies de l’automatisme des autres pacemakers et/ou de la conduction AV sont fréquemment associés (cf. Maladie rythmique de l’oreillette).
  • Le traitement des formes symptomatiques repose sur la stimulation ventriculaire par pacemaker

 

Références

P Taboulet. La conduction intracardiaque. Partie 1. Physiopathologie et blocs de conduction supranodaux. AFMU 2014