Dysfonction sinusale

Anomalies de la fonction sinusale associant à des degrés divers:

  • des anomalies de l’automatisme sinusal : bradycardie sinusale, pauses (absence d’onde P au hasard, sans relation avec le rythme sinusal) voire paralysie sinusale.
  • des anomalies de la conduction intra-atriale : bloc sinoatrial (type bloc de sortie avec une pause égale exactement au double ou au triple de l’intervalle P-P en rythme sinusal), réentrée sinusale à l’origine de tachycardie sinusale inappropriée ou de tachycardie supraventriculaire (alternance de bradycardie-tachycardie).

Les modes de révélation sont variés :

Les étiologies

  • secondaires (médicaments, infarctus, hypertonie vagale, hypothyroïdie, hyperkaliémie…). Ainsi, de nombreux médicaments qui dépriment le nœud sinusal peuvent déclencher ou aggraver une dysfonction sinusale. Il s’agit en particulier des quatre classes d’antiarrythmiques, mais aussi des inhibiteurs calciques non dihydropyridines (vérapamil et diltiazem), de la clonidine, de la morphine et dérivés opioïdes et certains psychotropes.
  • primitive par dégénérescence cellulaire. Les ondes P sont souvent peu voltées et dysmorphiques. Des anomalies de l’automatisme des autres pacemakers et/ou de la conduction AV sont fréquemment associés (cf. Maladie rythmique de l’oreillette).

Références

P Taboulet. La conduction intracardiaque. Partie 1. Physiopathologie et blocs de conduction supranodaux. AFMU 2014