Bradycardie sinusale

Bradycardie (< 60/min) en rapport avec un rythme sinusal lent.

 

Diagnostic ECG

Les ondes P sont de type sinusal (cf. Onde P sinusale) et le ratio entre les ondes P et les complexes QRS conduits est de 1/1. Une fréquence proche de 35/mn peut être appropriée (hypertonie vagale du sportif, relaxation ou per anesthésie) sur cœur sain.

Une bradycardie sinusale peut alterner avec un rythme physiologique atriale ou jonctionnel (cf. Wandering pacemaker) ou un rythme d’échappement.

 

Etiologies

  • L’étiologie principale est une hypertonie vagale dont les causes sont nombreuses (sport, peur, douleur, vomissement…)
  • Une étiologie iatrogène est fréquente (bétabloquant, digoxine, amiodarone, inhibiteur calcique, morphino-mimétique, ivabradine, thalidomide…).
  • Une étiologie métabolique peut engager le pronostic (hyperkaliémie, hypothermiehypothyroïdie).
  • En l’absence d’étiologie évidente, il faut évoquer une dysfonction sinusale (cf. Bradycardie sinusale inappropriée) avec un risque de syncope rythmique ou maladie de l’oreillette.

 

Traitement

1. Relancer l’automatisme et la conduction

  • arrêt des traitements iatrogènes
  • corriger les éventuels facteurs métaboliques (hyperkaliémie, toujours y penser) et hormonaux
  • atropine et isoprénaline peuvent améliorer automatisme sinusal et jonctionnel et la conduction suprahisienne
  • isoprénaline peut accélérer un automatisme ventriculaire en cas de BAV de haut degré ou complet et rythme d’échappement ventriculaire (CI si infarctus) : adrénaline/noradrénaline ou dopamine si insuffisant ou chute tensionnelle (cf. Syncope)
  • antidotes en cas d’intoxication

2. Si échec ou insuffisant : substituer l’automatisme

Entrainement électrosystolique externe transcutanée ou stimulation ventriculaire par cathétérisme artériel et « montée » de sonde dans le ventricule droit