Tachycardie atriale multifocale

 

Tachycardie atriale avec multiples extrasystoles atriales polymorphes (au moins trois ondes P différentes), souvent en salves [1].

Synonyme : tachycardie atriale chaotique

Trois mécanismes associés sont en cause : automatisme anormal, hyperautomatisme et microréentrée.

Les TAM sont fréquemment associées aux bronchopathies obstructives ou aux maladies atriales sévères. Elles sont favorisées par un taux élevé de catécholamines dû au stress, une infection, une hypoxie ou encore l’usage d’agents sympathomimétiques (salbutamol, cocaïne, amphétamines et surtout les xanthines dont la théophylline). La TAM est souvent annonciatrice de fibrillation atriale (Cf. Hyperexcitabilité atriale).

Elle s’accompagne d’aberrations ventriculaires fréquentes.

Le traitement repose sur la correction des facteurs qui l’ont induite et parfois sur le ralentissement de la fréquence ventriculaire à l’aide des inhibiteurs calciques non-dihydropyridines [1].

[1] Brugada J, Katritsis DG, Arbelo E, et al; ESC Scientific Document Group. 2019 ESC Guidelines for the management of patients with supraventricular tachycardia. The Task Force for the management of patients with supraventricular tachycardia of the European Society of Cardiology (ESC). Eur Heart J. 2020 Feb 1;41(5):655-720 (téléchargeable).

It may be difficult to distinguish multifocal AT from AF on a single ECG trace, so a 12 lead ECG is indicated to confirm the diagnosis. On the ECG, the atrial rate is >100 b.p.m. Unlike AF, there is a distinct isoelectric period between visible P waves. The PP, PR, and RR intervals are variable. Although it is assumed that the variability of P-wave morphology implies a multifocal origin, there have been very few mapping studies of multifocal AT.