Rythme idiojonctionnel accéléré (RIJA)

Rythme accéléré qui naît entre le nœud AV et la fin du tronc du faisceau de His en raison de l’hyperautomatisme d’un pacemaker jonctionnel. Ce rythme plus rapide que le nœud sinusal prend la commande des ventricules et devient donc le rythme cardiaque (on dit que le rythme jonctionnel « coiffe » le rythme sinusal).

Sur l’ECG, les QRS sont généralement fins, avec une fréquence comprise entre 55 et 130/min. Quand elle dépasse 100/min on parle plutôt de TJ automatique ou TJ non paroxystique. Une onde P rétrograde peut précéder, suivre ou être cachée dans le QRS. Une dissociation atrio-jonctionnelle et des échos atriaux sont possibles (Cf. référence Wang) [1][2].

Si un bloc de branche préexiste, il persiste pendant le RIJA qui peut être alors confondu (sans gravité) avec un RIVA [2].

 

Les RIVA peuvent s’observer physiologiquement chez un sujet jeune, en cas de stimulation adrénergique intense ou sepsis. Ils peuvent parfois accompagner une ischémie coronaire (pendant une reperfusion ou après un bloc AV complet paroxystique), au cours de certaines intoxications (digitaliques). Ces rythmes sont bien tolérés, et cèdent de façon spontanée et ne nécessitent aucun traitement.

 

Cas cliniques et références (abonnés)


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