Digitaliques (toxicité)

À concentration toxique (> 2 ng/l), les digitaliques sont proaryhmogènes en rapport avec l’hypertonie vagale et l’hyperexcitabilité qu’ils induisent à tous les étages. Cette hyperexcitabilité est secondaire à l’inhibition profonde de la pompe Na+/K+ couplée à l’échangeur Na+/Ca++ responsable de l’accumulation du calcium intracellulaire à l’origine d’activité déclenchée (cf. Post-dépolarisations).

Le tableau associe des signes cliniques (vomissements constants, troubles plus rares de la vision des couleurs et parfois confusion) à des signes ECG variés qui dépendent de l’état antérieur et sont plus ou moins associés:

  • bradycardie sinusale avec dysfonction sinusale,
  • bloc AV qui s’exprime en rythme sinusal par un bloc AV du 1er ou 2ème degré Mobitz type I (au maximum 2/1) ou un un bloc AV du 3ème degré intranodal et en fibrillation auriculaire par un bloc AV de haut degré,
  • extrasystoles atriales, jonctionnelles et/ou ventriculaires ou rythmes organisés tels une tachycardie atriale focale,un rythme idiojonctionnel accéléré et/ou une tachycardie ventriculaire.
  • L’association d’une fibrillation atriale avec une tachycardie jonctionnelle non paroxystique est évocatrice.
  • cupule digitalique qui n’est qu’un signe d’imprégnation.
  • Les digitaliques ne modifient pas la conduction intraventriculaire. Il n’y a donc jamais induction de bloc de branche ou bloc infra-nodal (type Mobitz type II)

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