Atropine

Anticholinergique qui agit sur les fibres à réponse lente.

L’atropine accélère l’automatisme du nœud sinusal et la conduction dans le nœud AV. Elle augmente l’automatisme des pacemakers physiologiques atrial et jonctionnel. Elle ne favorise pas l’automatisme anormal.

L’atropine n’améliore pas la conduction AV en cas de bloc infra-hisien (elle peut même l’aggraver en accélérant la fréquence des influx supraventriculaires).

L’atropine ne peut pas accélérer la fréquence de dépolarisation des pacemakers ventriculaires accessoires, contrairement à l’isoprénaline (5 microg/min starting dose), adrénaline (2–10 microg/min) ou dopamine (2–10 g/kg/min).

 

L’atropine est indiquée dans la prévention et le traitement des bradycardies sinusales et du bloc AV. La dose est de 0,5 à 1 mg en IV lent, voire SC ou IM. Elle peut être renouvelée, si nécessaire toutes les 3-5 minutes jusqu’une dose maximum de 3 mg ; de fortes doses exposent à des effets secondaires centraux (encéphalopathie…) et à une rétention urinaire) [1]. Contrindication en cas de transplantation cardiaque (risque de BAV de haut degré)

 

[1] Soar J, Nolan JP, Böttiger BW, et al; Adult advanced life support section Collaborators. European Resuscitation Council Guidelines for Resuscitation 2015: Section 3. Adult advanced life support. Resuscitation. 2015 Oct;95:100-47