Fibrillation atriale. 9 ablation (ESC 2016)

Ablation d’une fibrillation atriale

Cette technique repose sur l’exclusion/isolation des foyers initiateurs à l’origine de certaines FA paroxystiques. Elle est longue et difficile, réservée aux centres spécialisés (il faut réaliser un cathétérisme trans septal pour positionner les sondes dans l’oreillette gauche puis dans les quatre veines pulmonaires, une par une)(Cf. Ablation d’une FA : technique).

 

Référence ESC 2016  (voir tableau) [1]

 

Version anglaise (indications)

  • Catheter ablation of symptomatic paroxysmal AF is recommended in patients who have symptomatic recurrences of AF on antiarrhythmic drug therapy (amiodarone, dronedarone, flecainide, propafenone, sotalol) and who prefer further rhythm control therapy, when performed by an electrophysiologist who has received appropriate training and is performing the procedure in an experienced centre. (IA)
  • Catheter ablation of AF should be considered as first-line therapy to prevent recurrent AF and to improve symptoms inselected patients with symptomatic paroxysmal AF as an alternative to antiarrhythmic drug therapy, considering patient choice, benefit, and risk. (IIa)
  • AF ablation should be considered in symptomatic patients with AF and heart failure with reduced ejection fraction to improve symptoms and cardiac function when tachycardiomyopathy is suspected. (IIa)
  • ………….;

Version résumée française (indications)

  • FA paroxystique récidivante et symptomatique sous antiarythmiques (IA) ou en première intention (IIA).
  • FA symptomatique pour une insuffisance cardiaque avec FEVG altérée possiblement rythmique (pour améliorer les symptômes et la FEVG) IIA
  • FA persistante réfractaire aux antiarythmiques (pour améliorer les symptômes (IIA)
  • Pour éviter l’implantation de stimulateur si bradycardie liée à la FA (IIA)

Efficacité

  • L’ablation initiée précocement après la révélation du diagnostic (< 1 an en général) offre une prévention plus efficace des récidives de FA que le traitement antiarythmique [1][2].
  • Elle améliore la qualité de vie des formes symptomatiques [3][4].
  • Elle réduit le risque de récidives de FA (rémission > guérison), de façon variable selon l’ancienneté de la FA (meilleure si plutôt paroxystique que persistante ou si ancienneté < 2 ans), le nombre de procédures réalisées (souvent deux à trois), la correction des facteurs de risque associés (surcharge pondérale, apnée du sommeil…), l’adjonction d’un traitement antiarythmique, et surtout la durée et la méthode de surveillance des récidives [3][5][6][7]….
  • Elle n’améliore pas la survie ni le nombre d’accidents vasculaires cérébraux [3]. Elle ne dispense pas d’une anticoagulation au long cours dans la majorité des cas.

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