Pacemaker 1. électronique

Dispositif électronique dont la fonction essentielle est d’accélérer le cœur lorsqu’il est trop lent [1] .

Synonyme : stimulateur cardiaque

Il est implanté en général sous la clavicule, en regard d’un muscle pectoral et délivre des impulsions électriques au cœur à l’aide de sonde(s) introduite(s) par voie veineuse. Ces sondes sont souples et constituées d’une âme conductrice et d’une gaine isolante. Elles peuvent être unipolaire (une seule électrode distale), ou bipolaire (deux électrodes distales), moins consommatrice d’énergie de la pile.

  • Les pacemakers (PMs) simple-chambre sont reliés à l’oreillette droite (OD) ou à la pointe du ventricule droit (VD) à l’aide d’une seule sonde.
  • Les PMs double-chambre sont reliés à l’OD et au VD à l’aide de deux sondes.
  • Les PMs utilisés pour la resynchronisation ventriculaire comprennent une sonde supplémentaire introduite par le sinus veineux coronaire (plancher de l’oreillette droite) vers la pointe du cœur (voir sonde VG sur diapo) pour améliorer la synchronisation intraventriculaire (en cas de bloc intraventriculaire sévère – type BBG – associé à de l’insuffisance cardiaque).

 

Tous les PMs ont à la fois une capacité de détection (« écoute ») de l’activité électrique cardiaque spontanée et une capacité de stimulation (« capture »). Leur type de fonctionnement est défini à l’aide d’un code international à 5 lettres successives.

 

Exemples

  • AAI : stimulation atriale, détection atriale, mode inhibé sur détection atriale : indiqué si dysfonction sinusale avec insuffisance chronotrope, conduction AV normale et absence de toute cardiopathie évolutive. En pratique, une implantation atriale seule n’est quasiment jamais réalisée du fait du risque de BAV paroxystique ou complet d’apparition plus tardive. Le réglage AAI est donc habituellement accompagné de l’algorithme de préservation de la conduction AV (AAI/DDD), impliquant une électrode ventriculaire
  • VVI : stimulation ventriculaire, détection ventriculaire, mode inhibé sur détection ventriculaire : modèle « de base » si bloc AV du 2ème ou 3e degré avec insuffisance chronotrope ; si l’oreillette n’est pas stimulable ou non détectable de façon prédominante (ex. fibrillation atriale).
  • DDI : Il existe dans ce mode une stimulation atriale à la fréquence minimale réglée, et une stimulation ventriculaire après le délai AV réglé en l’absence d’activité ventriculaire spontanée. Ce mode est adapté à la FA paroxystique et évite l’emballement d’une stimulation ventriculaire qui serait synchronisée à l’activité atriale. Il s’agit donc du mode de repli lors d’un passage en FA.
  • DDD : le stimulateur cardiaque détecte l’activité des 2 cavités électriques et s’inhibe en cas d’activité spontanée plus rapide que la fréquence minimale réglée.
  • DDDR : stimulateur détectant l’oreillette et le ventricule, pouvant stimuler les deux cavités, pouvant être déclenché ou inhibé par l’activité électrique atriale ou ventriculaire selon le besoin, et capable de s’accélérer à l’effort (modèle le plus perfectionné actuellement).

Ces informations figurent dans le « carnet de pacemaker » que chaque patient doit porter sur lui avec les autres renseignements indispensables comme le modèle et la marque, date et lieu de pose, date de la dernière vérification, réponse attendue au test à l’aimant… [2]

 

Le pacemaker peut ne pas stimuler le coeur lorsque :

Lire aussi : learning pacing (en français) : ici

 

Indications

  • guidelines américaines 2012 [3]
  • guidelines européennes 2008 [2]

Complications

  • Infections de loge, de boitier, de sondes
  • Syndrome du pacemaker [4]

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