Bêtabloquants

Les béta-bloquants constituent une famille hétérogène d’antagonistes compétitifs spécifiques des récepteurs ß-adrénergiques. 

Pharmacologieici (CN de Pharmacologie)

Antiarythmiques de classe II 

Ils ralentissent la dépolarisation sinusale, freinent la conduction dans le nœud AV et diminuent l’excitabilité. Ils interfèrent aussi avec le couplage excitation-contraction et sont dépresseurs myocardiques.

Ils ralentissent la fréquence cardiaque et peuvent allonger l’intervalle P-R. Ils peuvent entraîner une bradycardie sinusale, aggraver un bloc AV et/ou une dysfonction sinusale. Ils ne modifient pas la durée des QRS ni celle du QT. Néanmoins, le propranolol possède un effetstabilisant de membrane et le sotalol est antiarythmiquede classe III ce qui prolonge aussi l’intervalle QT

I – Utilisation par voie intraveineuse

A – Les bêtabloquants sont utilisés comme antiarythmique – si l’hémodynamique et la fonction ventriculaire gauche le permettent – en priorité (grade I) pour :

– ralentir une fibrillation atriale

– ralentir une tachycardie atriale focale (sauf surdosage digitalique)

– le traitement des TV polymorphes récurrentes, tout particulièrement si une ischémie coronaire est suspectée ou ne peut être exclue, et celui des TV polymorphes catécholaminergiques.

B – Ils sont indiqués (grade II) pour :

– réduire une TV monomorphe chez un patient coronarien ou une TV idiopathique comme par exemple une TV infundibulaire (grade IIa).

– réduire une tachycardie atriale focale – mais possèdent dans ce cas une efficacité limitée – ou pour ralentir un flutter (IIa).

– réduire une tachycardie jonctionnelle (IIb), mais sontmoins efficaces que l’adénosine.

C – Ils ne sont pas recommandés (grade III) pour le traitement d’une tachycardie à QRS larges d’origine inconnue.

Posologies. La dose de charge d’aténolol pour ralentir ou réduire une tachycardie est de 5 à 10 mg IV lent (1 mg par minute) suivie 15 minutes plus tard de 50 mg per os. Celle de l’esmolol est 0,5 mg/kg IV en 1 minute suivie de perfusions croissantes de 50 à 200 μg/kg/min en 4 minutes.

II – Utilisation par voie orale : voir Wikipedia

Les antidotes des bêtabloquants sont le glucagon et/ou les catécholamines.

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Blomström-Lundqvist C (2003);

Zipes DP (2006)