Cocaïne

Drogue sympathomimétique qui stimule le SNC et le muscle cardiaque (inhibition de la recapture de la noradrénaline). Elle possède également un effet stabilisant de membrane. Les conséquences sont différentes en consommation chronique ou aiguë et selon le terrain cardiovasculaire [1]. L’usage peut être fatal.

Consommation chronique

En consommation chronique, près de la moitié des tracés ECG sont pathologiques avec, de façon décroissante :

  • amplitude augmentée des QRS (type hypertrophie VG),
  • sus-décalage chronique du segment ST,
  • anomalies non spécifiques du segment ST-T,
  • parfois séquelles de nécrose [2]

En consommation chronique comme en aiguë, cette drogue peut aussi révéler un ECG de type Brugada par inhibition du canal sodique rapide (cf. Effet stabilisant de membrane) à l’origine d’arythmie ventriculaire sévère voire mortelle.

Le risque d’infarctus augmente, même chez un sujet jeune sans autre facteur de risque [3] Dysfonction ventriculaire gauche, cardiomyopathie dilatée et myocardite sont possibles [4]

Consommation aiguë

La stimulation α et β-adrénergique est responsable d’une augmentation de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle et d’un vasospasme coronaire responsables parfois d’ischémie coronaire, voire infarctus du myocarde et/ou arythmie ventriculaire [10].

Le risque d’infarctus est difficile à évaluer et nécessite une connaissance des pièges, de la surveillance et du traitement.

 

Blog de S Smith

 

Conduite à tenir devant une suspicion d’infarctus (ESC 2008) et références (abonnés) [5]


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