Rythme idioventriculaire accéléré (RIVA)

Rythme accéléré qui naît dans le faisceau de His, le réseau des fibres de Purkinje ou le myocarde contractile en raison d’un hyperautomatisme [1].

Idiome : Manière de s’exprimer propre à une personne, un groupe, une époque…  dans notre cas, propre aux ventricules !

Signes ECG principaux [1]

  • Rythme ventriculaire soutenu (≥ 30 secondes) ou prolongé (> 1 heure), de fréquence plus rapide (ex. 50-120/mn) que lors d’un rythme d’échappement ventriculaire (≤ 40/mn).
  • Son apparition et sa disparition sont graduelles, alternant avec un rythme sinusal. Quand les fréquences sont proches (nœud sinusal et foyer ectopique), une dissociation isorythmique ou une dissociation atrioventriculaire avec des complexes de fusion ou des battements de capture sont possibles.
  • Les complexes QRS larges sont réguliers et de type ectopique, différents d’une aberration (cf. Complexes aberrants versus ectopiques).
  • Si le RIVA est consécutif à une ischémie myocardique, des anomalies de repolarisation évocatrices sont généralement visibles dans le territoire de l’artère coronaire occluse/reperfusée) [4].
  • Le rythme atrial est souvent masqué ou dissocié.

Etiologies

Les RIVA apparaissent habituellement à la phase aiguë d’un infarctus du myocarde, souvent en phase de reperfusion [2] ou au décours d’une ressuscitation.

Ils peuvent s’observer sur cœur sain (sujet jeune, hyperautomatisme).

Ils peuvent apparaitre au cours d’une perfusion de catécholamines.

Plus rarement – et d’un mécanisme différent – au cours d’une intoxication digitalique [3].

 

Diagnostics différentiels

 

Blog de SW Smith : ici

 

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