Syndrome de repolarisation précoce

Association d’une repolarisation précoce avec une fibrillation ventriculaire idiopathique [1]. Ce syndrome (ECG + clinique) est parfois appelé syndrome d’Haïssaguerre (équipe bordelaise [3]).

L’ECG révèle une onde J et un sus-décalage du segment ST dans le territoire inférieur et/ou latéral avec un intervalle QTc dans le bas de la fourchette normale.

Les patients sont plus souvent de sexe masculin, et présentent un risque de fibrillation ventriculaire d’autant plus grand que :

  • l’onde J est de grande amplitude (≥ 1 et surtout ≥ 2 mm)
  • le segment ST présente une pente horizontale ou descendante (et non pas ascendante) dans les dérivations inférieures.

L’augmentation transitoire de l’amplitude de l’onde J, spontanée ou après une extrasystole ventriculaire suivie de pause, majore le risque de FV [2]. L’association à d’autres anomalies électriques arythmogène (ex. syndrome de Brugada, QRS fragmentés, ESV à couplage court, QT court…) majore le risque d’arythmie.

D’autres études ont confirmé le risque cardiovasculaire de mort subite ou de maladie coronaire associé à certaines formes de repolarisation précoce au cours d’un suivi médian de 20 ans [5][6].

A noter que de grandes ondes J isolées ou avec décalage ascendant du segment ST sont communément observées chez les individus sains, surtout chez les jeunes hommes et les athlètes [4]. Aucun test n’est recommandé à ce jour pour inclure ou exclure dans ce syndrome les patients asymptomatiques.


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