Tachycardie sinusale inappropriée

Tachycardie sinusale chronique caractérisée par une réponse exagérée au stress physiologique (Inappropriate sinus tachycardia) [1][2][6]. On en rapproche les tachycardies posturales orthostatiques (postural orthostatic tachycardia) et le syndrome post-Covid [9]. Elle appartient au groupe des tachycardies supraventriculaires [3].

Cette entité concerne le plus souvent des femmes jeunes qui en plus de ces palpitations se plaignent souvent d’asthénie importante et d’intolérance à l’effort. Ces symptômes anxiogènes conduisent à de nombreuses consultations et la réalisation d’examens complémentaires peu contributifs.

Sur l’ECG, la tachycardie (100-160/min) est quasi incessante avec des ondes P identiques ou quasi-identiques aux ondes P sinusales. Sur le Holter-ECG les variations de fréquence sont plus progressives.

De mécanisme mal élucidé, plusieurs hypothèses physiopathologiques ont été évoquées dont l’hyperautomatisme d’un foyer sinoatrial, une hypersensibilité catécholaminergique, l’absence de réponse à la stimulation vagale ou une anomalie intrinsèque du nœud sinusal [9][10].

Après élimination d’une cause secondaire systémique (ex. hyperthyroïdie, phéochromocytome, déconditionnement physique, toxiques et médicaments) le recours au traitement médicamenteux est parfois inévitable [6]. Les bêtabloquants (ESC 2019, Classe IIa) sont les médicaments de première intention [4]. Les inhibiteurs calciques et l’ivabradine (Procoralan® hors AMM) représentent ensuite les meilleurs choix si les bétabloquants sont mal tolérés ou inefficaces [5][7].

Le pronostic est généralement bénin, même si des cas de cardiomyopathie rythmique ont été rapportés. Des cas fréquents post Covid 19 ont été rapportées [8][9].

Vidéo cours 3 (73 min). Anomalie de l’automatisme et tachycardies supraventriculaires

 

Références et traitement (abonnés)


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