Cœur pulmonaire chronique

Surcharge chronique de tension pariétale du ventricule droit secondaire à une anomalie pulmonaire chronique avec hypertension artérielle pulmonaire. Cette définition ne comprend pas la dilatation du ventricule droit secondaire à une insuffisance ventriculaire gauche, les cardiopathies congénitales ou les valvulopathies acquises [1]

Les étiologies principales sont les BPCO (bronchite chronique, emphysème) et plus rarement des amputations importantes du parenchyme pulmonaire après chirurgie ou traumatisme, des embolies pulmonaires à répétition, une hypertension artérielle pulmonaire primitive, des maladies systémiques (sarcoïdose, sclérodermie…), une fibrose interstitielle diffuse et les étiologies responsables d’hypoventilation alvéolaire (cyphoscoliose, obésité morbide, affections neuro-musculaires…).

Les signes ECG associent à des degrés variables :

  • une déviation axiale droite (ou un ÂQRS perpendiculaire au plan frontal), une onde R en V1 modérément augmentée,
  • des anomalies du QRS : une onde S persistante dans tout le précordium et une onde R en V6 peu ample en raison du déplacement du diaphragme et du cœur vers le bas et en arrière (à l’inverse des grands ondes R observées en cas d’hypertrophie ventriculaire droite avec un développement antérieur du VD). Le voltage des complexes est habituellement diminué du fait de l’interposition aérienne pulmonaire.
  • des signes d’accompagnement comme une hypertrophie atriale droite et/ou un ÂP > 80°, un retard droit voire un bloc de branche droit et/ou des signes de surcharge ventriculaire droite.

Voir Cœur pulmonaire aigu

 

[1] The Merck Manual – Sevententh Edition (2006-8). Editeurs Merck & Co., Inc. 
ISBN 2-914313-00-4 (http://www.merck.com/mmpe/sec07.html).