Bloc AV 2ème degré 1. généralités

Interruption complète de la conduction AV après certaines impulsions auriculaires. Le tracé électrique montre plus d’ondes P que de complexes QRS (« QRS manquant »).

On distingue deux types de BAV II.

–> Le plus fréquent et de bon pronostic est le BAV II de type I (type Wenckebach ou Mobitz I). En effet, ce bloc est généralement intranodal, et son aggravation lente (cf. bloc infranodal).  

–> Le plus rare et de mauvais pronostic est le BAV II de type II (type Mobitz II). En effet, ce bloc est généralement situé dans le tronc du faisceau de His ou ses branches, et son aggravation peut être soudaine vers un BAV III (cf. bloc infranodal). 

La distinction entre ces deux types n’est pas toujours aisée, en particulier lorsque le bloc est de type 2/1 et/ou les QRS larges. Voir Bloc AV du 2e degré : bloc 2/1.

Vidéo YouTube (P. Taboulet) : Comment reconnaître le mécanisme d’un bloc de conduction supraventriculaire : ici

Vidéo YouTube (16 min) : Perfectionnement sur les BAV

Vidéo YouTube (13 min) : Infarctus inférieur et complications rythmiques

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NB1. Les blocs intranodaux sont sensibles aux manœuvres vagales, à l’atropine ou à l’isoprénaline, mais les blocs infranodaux ne le sont pas. En effet, seules les cellules du tissu nodal auriculaire (fibres à réponse lente dont l’activation dépend d’un canal calcico-sodique) sont sensibles aux stimulations cholinergiques ou adrénergiques (et l’oreillette droite est richement innervée).

NB2. Il existe une différence entre conduction 2/1 et bloc 2/1 –> Si au cours d’une tachycardie atriale focale (ou d’un flutter auriculaire), la fréquence cardiaque est rapide (ex. ≥ 140/mn) et le ratio de P/QRS égale à 2, on parle de conduction 2:1 (conduction décrémentielle physiologique), tandis qu’à une fréquence cardiaque plus basse, on parle de bloc 2:1 (anomalie de conduction).