Stimulation œsophagienne

Stimulation cardiaque rapide de l’oreillette gauche à l’aide d’un stimulateur atrial transœsophagien asynchrone.

Elle s’effectue après mise en place d’une électrode œsophagienne. La recherche du seuil de stimulation permettant une capture auriculaire stable est effectuée par une stimulation à une fréquence légèrement supérieure à celle du rythme sinusal. La progression lente des intensités de stimulation et l’augmentation de la durée d’impulsion entre 12 et 20 ms permettent habituellement de réduire l’intensité de stimulation à moins de 20 volts.

La stimulation auriculaire gauche permet en particulier :[1]

– d’évaluer un faisceau de Kent asymptomatique et de détecter une forme potentiellement maligne (cf. Fibrillation auriculaire et préexcitation). Elle est souvent couplée pour cela à une épreuve d’effort

– d’induire une tachycardie jonctionnelle paroxystique (non documentée) ou une fibrillation auriculaire paroxystique comme cause d’accident vasculaire inexpliqué ou d’un malaise ou d’une syncope

– de rechercher une dysfonction sinusale (cf. Exploration électrophysiologique)

– d’interrompre un flutter auriculaire avec une intensité de stimulation élevée, parfois mal tolérée (cf. Pacing).

[1] Brembilla-Perrot B (2007)