Ischémie silencieuse

Faut-il rechercher une ischémie myocardique silencieuse chez le patient diabétique (C. Le Feuvre?

L’ischémie myocardique silencieuse (IMS) est fréquente et de mauvais pronostic chez le patient diabétique, mais le bénéfice de son dépistage n’est pas montré.

L’amélioration du pronostic du patient diabétique repose plus sur l’optimisation du traitement médical et sur la correction intensive des facteurs de risque que sur le dépistage de l’IMS.

La revascularisation coronaire est contre-indiquée dans l’IMS peu étendue (classe III de l’European Society of Cardiology [ESC]) ; son bénéfice dans l’IMS sévère reste à montrer (étude ISCHEMIA).

La coronarographie n’est indiquée que si l’IMS est étendue, et la revascularisation ne l’est que chez le coronarien sévère (classe I de l’ESC).

Les critères de sélection des patients diabétiques pouvant bénéficier d’un dépistage de l’IMS restent à déterminer. Ces patients doivent avoir une prévalence élevée de maladie coronaire sévère, comme une insuffisance rénale ou cardiaque, ou encore une artériopathie carotidienne ou des membres inférieurs.

L’IRM de stress pourrait devenir le gold standard, la scinti est moins spécifique et l’echo de stress et l’épreuve d’effort plus difficile chez le diabétique de type II.